Le Jardin à la française

Très en vogue au XVIIIème siècle, le jardin à la Française du château de Flaugergues est cependant une réalisation purement XXème siècle. Si Etienne de Flaugergues fait aménager un jardin à la française au XVIIIe siècle, ses descendants vont faire évoluer l’espace au gré des modes en vigeur. Tantôt encombré, tantôt dégagé, le jardin actuel est le résultat d’un travail commun entre le paysagiste Emmanuel de Sauveboeuf et la famille Colbert, entre la fin des années 1970 et 1980.

Reprenant les codes classiques du jardin à la française avec le buis taillé, la symétrie et les fontaines, il est aujourd’hui agrémenté de cyprès florentins. S’y trouvent aussi des vases d’Anduze signés en 1804 pour Flaugergues, des vases de Saint-Jean-de-Fos et de Montpellier dans lesquels sont plantés de nombreuses variétés d’agrumes. En hiver, ces agrumes sont visibles à l’Orangerie.

Le parc botanique et paysager

Le parc botanique et paysager a été aménagé par la famille Boussairolles et enrichi par Charles de Saizieu. Aujourd’hui, Les propriétaires continuent de faire évoluer cet espace en y apportant de nouveaux éléments à découvrir. Un refuge écologique en pierres sèches, a ainsi été réalisé, accueillant hérissons, reptiles et insectes.

Le parc comporte aujourd’hui environ 35 espèces de palmiers et 44 variétés de rosiers. Y sont également plantés des arbres venus des quatre coins du monde, tel que l’oranger des Osages. Son nom vient de la tribu amérindienne des Osages. Ce peuple apparenté aux Sioux, se servait du latex laiteux contenu dans le fruit pour peindre les visages et teindre les vêtements de ses membres. Le fruit, qui se présente comme une « orange » granuleuse, n’est pas comestible.

L’allée des Oliviers

D’une longueur de 400 mètres, l’allée des oliviers fut aménagée en 1729. Autrefois beauté des jardin par son ampleur et la qualité exceptionnelle de ses oliviers, elle fut anéantie par le gel de 1956. Elle sera replantée par Henri et Brigitte de Colbert en 2000, à partir de boutures provenant de souches des anciens oliviers.

A son extrémité, se détache le belvédère. Il reste aujourd’hui un lieu d’observation de l’évolution du paysage environnant et des aménagements actuels. Une partie des vignes du domaine y sont visibles à l’Est.

Le jardin des 5 sens

Créé et aménagé en 1999, ce jardin a pour vocation l’expérience sensible. Le visiteur est invité à interagir avec les plantes. Quatre espaces sont délimités, dédiés à quatre des sens du corps humain : l’odorat, le goût, la vue et le toucher. L’ouïe est, quant à elle, illustrée par une sculpture représentant des oiseaux au centre du jardin.

Certaines variétés de plantes de ce jardin sont aujourd’hui utilisées par le restaurant Folia pour agrémenter les plats servis.

La bambousaie

La bambousaie de Flaugergues a été plantée en 1850 et restaurée en 1999 par Henri et Brigitte de Colbert.

Scientifiquement, le bambou n’est pas un arbre, mais une herbe géante, originaire d’Asie. Sa tige souterraine, le rhizome, porte les racines qui, en se développant, donne naissance à une tige aérienne appelée chaume. Il grandit de 10 à 80 cm par jour selon les espèces .

Les variétés présentes à Flaugergues se distinguent par la couleur de leur chaume : noir, vert, jaune strié ou panaché. Les bambous du jardins sont plantés sur une pente. Cela favorise le ruissellement de l’eau, idéal pour une plante dont les besoins en eau sont importants.

Le jardin d’inspiration japonaise

Ce nouveau jardin est l’exemple de l’une des philosophies de Flaugergues : « s’adapter aux changements ». L’espace encore habité par des bambous en 2020 a été grandement renouvelé lorsque les anciens bambous sont morts après leur floraison. La décision a été prise de réutiliser les espaces pour créer ce jardin d’inspiration japonaise. Dans ce lieu « en devenir » peuvent être observés selon les saisons : des tulipes, des bambous nains, un prunus serrulata amanogawa (une variété de cerisier) ou encore un érable du japon.


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