Château de Flaugergues - 1744, avenue Albert Einstein - Quartier Millénaire - 34000 Montpellier - FRANCE - Tél: 04.99.52.66.37 - Contactez-nous
Henri et Brigitte de Colbert sont heureux de vous recevoir pour vous faire partager l'histoire d'une famille, leur passion du beau, du bon, de la vigne et des arts. Cadre prestigieux de vos séminaires et réceptions, le Château de Flaugergues s'accorde à vos envies.
Construite à la fin du XVIIe, Flaugergues est l'une de ces demeures appelées "folies" édifiées dans la campagne montpelliéraine.
"Maisons dans les feuillages", elles sont le fait d'une nouvelle aristocratie enrichie au service du roi.
Situées au milieu du domaine rural, elles sont entourées de magnifiques jardins. Elles deviennent ainsi les résidences
d'été des notables de Montpellier au XVIIIe siècle.
En 1696, Etienne de Flaugergues, conseiller à la Cour des Comptes de Montpellier, fait l'acquisition d'un domaine auquel
il donnera son nom. Pendant 45 ans, il agrandit et embellit cette "maison des champs" pour lui donner son aspect
définitif. Il semble bien que l'usage et la disposition des lieux où fut construit Flaugergues, ses jardins, la qualité simple
et soignée de ses bâtiments, aient servi de modèle à de nombreuses folies de la région, ces résidences secondaires, à proximité
de la ville, aménagées au XVIIIe siècle par des conseillers à la Cour des comptes qui voulaient pouvoir vivre honorablement
à la campagne.
En 1811, Flaugergues devient une des résidences de plaisance des Boussairolles, propriétaires du château voisin.
Ainsi transmis de génération en génération, Flaugergues témoigne aujourd'hui du mode de vie des notables montpelliérains de l'époque.
Invitation au voyage et témoin de notre histoire, la Fédération Nationale des Routes Historiques rassemble les hauts lieux
d'une région, jalonnées de villes, de châteaux, d'abbaye, de jardins...
L'architecture s'épanouit ici dans les constructions mais surtout dans l'aménagement de l'espace. L'architecte qui a conçu
l'organisation du lieu n'est pas connu mais plusieurs hypothèses sont actuellement proposées. Sans doute plusieurs personnes
se sont-elles succédées pour aménager de 1696 à 1730 le château et son environnement, tels que nous le voyons aujourd'hui.
Tenant compte du fort relief où était construite la maison initiale, l'architecte a pu ainsi créer des espaces proches sur
différents niveaux qui sont chacun en soi un spectacle. Chaque espace clos par des murs, haies, arbres, grilles, balustrades,
donne ainsi envie d'aller découvrir le mystère de l'espace voisin.
"... Quant à la maison, bien dans l'esprit des châteaux du XVIIe siècle, d'une construction très soignée, appareillée en pierre de taille, elle offre une image monumentale, étonnante pour un château qui se révèle finalement n'être qu'un corps de logis simple en profondeur.
Dressé sur son perron, il s'élève sur trois niveaux, et sa façade principale sur les jardins ne présente pas moins de sept travées de fenêtres...Les murs sont recouverts d'un badigeon de couleur sable, presque doré.
L'axe de la façade est marqué par une porte d'entrée, inspirée de l'ordre dorique, à pilastres latéraux portant un entablement à métopes sculptées en rosace. Encore dans la tradition du XVIIe siècle, de sobre bandeaux d'étages continus, à moulures plates, soulignent les niveaux. Le premier étage est désigné comme étage noble par ses fenêtres, enrichies d'un larmier qui, à chaque extrémité de la façade, ouvrent sur des balcons en fer forgé portés par des trompes... A l'arrière, le bâtiment est presque aveugle, de fausses fenêtres en assurent la symétrie.
Les toits, soulignés à la base par une corniche, sont traditionnellement recouverts de tuiles romaines. Leur crête est marquée par des épis de faîtage en terre cuite vernissée, de couleurs jaune et verte, en forme de vases, et par des boules sur piédouches (origine régionale à Saint-Jean-de-Fos).
L'ensemble donne une impression de noblesse que la présence de sculptures et de fers forgés, accentue encore..."
extrait de "Les châteaux du Bas-Languedoc" de Anne Touzery-Salager
C'est à l'intérieur que l'on découvre le trésor de Flaugergues. Démesuré, l'escalier, véritable morceau d'ostentation, comme
dans la plupart des hôtels particuliers de Montpellier, occupe la place principale : ici, pratiquement, le quart du volume total
de la demeure !
Il correspond à la travée centrale du bâtiment dont il occupe toute la profondeur et dessert tous les étages.
Ses volées sont suspendues et soutenues, ainsi que les paliers, par des arcs à clefs pendantes. Spectaculaire,
avec sa très belle rampe en fer forgé à motifs de balustres faite par "Cartoi", il est cependant d'une esthétique retardataire,
pleinement du XVIIe siècle, alors que le château naît pratiquement avec le siècle qui suit.
Une belle suite de tapisseries est la parure majeure de Flaugergues. Quatre pièces ornent les murs de la spacieuse cage
d'escalier, une cinquième se trouve dans la bibliothèque.
Flamandes, elles représentent cinq événements de la vie de Moïse et ont été tissées vers 1670 à Anvers dans les ateliers
de Philippe Wauters. Plusieurs hypothèses ont été émises, attribuant les cartons à Abraham Von Dienpenberck ou à Niccolo
dell'Abbate ou même à Sebastien Bourdon.
Restaurées entre 1975 et 1985, ces tapisseries aux couleurs particulièrement vives sont aujourd'hui en un état de conservation
remarquable. Elles ont été classées Monuments Historiques en 1992.
Dans son ensemble, le mobilier que l'on retrouve à Flaugergues a été acheté pour les hôtels particuliers en ville qu'habitaient,
au XVIIIe siècle, les conseillers à la Cour des Comptes, souvent grands collectionneurs.
Ces résidences urbaines ayant été vidées ou détruites pour cause de révolution ou d'urbanisation, leurs meubles ont rejoint
les différents logements des descendants et une partie vint remplacer l'ameublement initial, sans doute fort simple,
de Flaugergues. D'autres ancêtres vinrent compléter la collection.
Parmi les collections qu'abrite le château on peut citer :
Les jardins ont étés aménagés au cour de l'histoire sur 4 hectares. La présence de la vigne date
au moins depuis les romains comme en témoigne la villa romaine au fond du parc (visible sur
des photos aeriennes).
Les terrasses et le jardin à la française ont été aménagés par Etienne de Flaugergues en 1700.
L'orangerie et le parc à l'anglaise en 1850 par Charles Joseph de Boussairoles. Une étude des
jardins a été faite en 1997 par les étudiants de l'école d'architecture de Versailles, afin de
redonner un avenir cohérent, ce qui à amener les propriétaires à faire de nombreux réaménagement en
particulier, la bambousaie, l'allée d'olivier, l'orangerie et ses alentours, ainsi que la création
d'un jardin des sens.
Les "jardins" autour du château sont actuellement aménagés en cinq lieux :
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